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PROMOTION FÉMININE : faible participation dasn la prise de décision
Madagascar
Mardi, 09 Mars 2010 12:59

La responsabilité des femmes a été maintes fois mise en évidence par les orateurs durant la journée d’hier lors des festivités relatives à la journée de la femme au stade de Malacam à Antanimena, à l’Institut des métiers de la ville d’Antananarivo et au Cemes Soanierana. Selon l’épouse du président de la Haute autorité de la transition, Mialy Rajoelina, «les femmes malgaches ont des compétences mais mal exploitées et il est temps de faire preuve d’initiative pour combattre les mauvaises habitudes du passé en brisant le silence. L’objectif est de participer activement au changement de l’histoire du pays contribuant à son développement».
 
Mais tout cela ne sera réalisé tant que les femmes ne relèvent pas le défi de participer aux projets de développement et de participer à la prise de décision. Lors de son intervention à Ivandry, Thérèse Zafy a tenu à rappeler l’importance de la valorisation du statut des femmes et de les impliquer dans les projets de développement. Les principaux défis visent à respecter la dignité des femmes et leurs droits, à promouvoir l’éducation des jeunes filles et à faciliter l’accès à des activités génératrices de revenus.
 

 
Ambiance festive au féminin
 
Quoi qu’il en soit, la célébration a été riche en festivités. Les femmes n’ont pas du tout chômé car une ambiance au féminin s’est créée dans les quatre coins de la capitale. Au stade de Malacam d’Antanimena, le défilé de femmes dans leurs coiffure et tenue traditionnelles issues des 22 régions a marqué la cérémonie, sans oublier les stands où ont été exposés les produits qui font la réputation de chaque région. Le tout, dans une ambiance folklorique animée par des femmes artistes de renom comme Poopy, Anyah, Dah Mama et autres.
 
Pour leur part, les membres de l’Interclub international féminin, regroupant l’association accueil Madagascar, l’amitié franco-malgache, Inner Wheel international, Soroptimist international et Wednesday morning group, se sont réunis au cercle mess Soanierana «pour partager un jour, dans la convivialité, pour une solidarité féminine». Il s’agit d’une traditionnelle rencontre annuelle de l’Interclub à l’occasion de la journée de la femme, qui a choisi cette année comme thème «l’eau, cet or bleu». Après l’inauguration d’une pompe de l’Epp d’Ambodiafontsy, les femmes vêtues dans les tons du bleu se sont rassemblées autour d’un déjeuner dansant ouvert par la danse typiquement malgache «Mandihiza Rahitsikitsika».
 

 

Et aussi des œuvres sociales
 
Près de 6.000 personnes vulnérables des six arrondissements de la capitale se sont vu offrir des «nofonkena mitam-pihavanana» de l’épouse du président de la HAT, Mialy Rajoelina au gymnase couvert de Mahamasina.
 
En outre, les épouses des militaires se sont rendues au chevet des 34 mères nouvellement accouchées à l’hôpital de Soavinandriana en leur remettant les «ro patsa». Cette action sociale a été suivie par une visite des 189 femmes détenues à Antanimora, conduite par Harivelo Rakotonandrasana, l’épouse du ministre des Forces armées. Du riz, des effets vestimentaires ainsi que des produits d’hygiène leur ont été offerts.
  
Et enfin, les membres du parti vert Hasin’i Madagasikara dirigé par la présidente, Saraha Georget Rabeharisoa, ont fait leur don de sang à la banque du sang de l’HJRA. En effet, selon son principe, ce parti veut préserver la vie en sauvegardant l’environnement en général et le don du sang est le meilleur moyen de sauver des vies. 

LYDIA RAHARIMALALA

 
Tentez vos chances !
 
«Le choix de ce thème arrive à point nommé pour montrer que les femmes peuvent faire preuve de leadership autant que les hommes. Cette journée est une occasion pour les femmes de tenter leur chance dans la prise de décision et de responsabilité qui commence déjà dans le foyer à travers l’éducation à la vie familiale et des enfants, en particulier. La prise de décision ne veut pas dire forcément être ministre ou dirigeant d’une entreprise. Etre femme responsable consiste à participer à la vie associative, à la vie de société ou encore dans des différents secteurs d’activités. Il s’agit de valoriser les compétences des femmes suivant leurs régions d’origines étant des acteurs incontournables du développement du pays». 

Reportage réalisé par Noro Niaina
Les Nouvelles